une villa à cotonou, au benin
2005 ...

l'escalier reliant les espaces a été traité comme une tour sur la façade et l'insertion des blocs de verre a permis à la fois d'emmener de la lumière en ouvrant un minimum.
De plein pied, il fallait reconfigurer la distribution intérieure pour permettre de rajouter des chambres. L'espace existant ne le permettant pas, nous avons opté pour le rajout d'un étage sur une partie de la maison, créant ainsi une "mezzanine" qui distribue d'un côté deux chambres et de l'autre côté qui surplombe le séjour.
Le but était de faire simple tout en incluant un peu d'originalité dans le traitement des volumes extérieurs et intérieurs,
.............................................................................................................................................................................................Pour l'anecdote, la propriétaire était ma voisine de palier, elle habitait dans l'appartement juste au dessus du mien. Nous avions eu d'ailleurs quelques soucis de voisinage de type dégâts des eaux.
C'est un des projets qui me tient particulièrement à cœur, car, chose rare, la propriétaire avait une idée bien précise de ce qu'elle voulait et mon rôle a été de l'accompagner dans la réalisation de son projet et de retranscrire sur papier et sur le terrain ce qu'elle avait dans la tête. Il existait un réel échange et la réalisation a été en tout point conforme à la conception malgré le fait que je n'ai pu participé à celle là sur site.En effet à l'époque la zone CEMAC n'existait pas, ce qui fait que les échanges professionnels étaient très protégés, un architecte camerounais ne pouvait exercer au bénin et vice et versa et ceci valable dans l'ensemble des pays de l'Afrique centrale.
Ainsi tout le projet a été fait à partir de photos, de plan de l'existant, et d'information transmises par la propriétaire.
Commentaires
j'espère que tu parviens à travailler dans de bonnes conditions au Cameroun. Je suis un français qui a vécu au Cameroun dans les années 70. j'ai beaucoup de nostalgie et j'aimerais tant pouvoir y retourner, même si ce n'est plus comme avant (je sais que la pauvreté est grande et que les infrastructures sont manquantes). Si tu as le temps, j'aimerais correspondre avec toi sur tes projets et le Cameroun. je m'intéresse beaucoup à l'architecture et je voudrais construire ma maison familiale (pourquoi pas au Cameroun d'ailleurs). Penses-tu qu'il y ait encore de la place pour un toubab à Douala ?
Bises et bonne réussite dans tes projets.
Fabrice